retour au plan interactif

 
plan interactif
16 à 21: les radios

   

Les 6 blocs de "radios" comprennent:

16: le récepteur de NAV 1
17: le récepteur de COM 1
18: l'ADF
19: le récepteur de NAV 2
20: le récepteur de COM 2 (facultatif)
21: le transpondeur

Ces six éléments sont contenus dans des petites boites en médium de 5 mm de 65 x 65 mm sur 30 mm de profondeur. Le montage en saillie est indispensable, puisqu'il y a un moniteur juste derrière.
Les réglages de fréquences se font par deux encodeurs CTS288, branchés directement sur la carte IOCards Master. Il serait également possible de n'utiliser qu'un seul CTS288, en se servant de son interrupteur poussoir intégré dans l'axe pour commuter les centaines ou les dizaines. Par contre, pour un encodeur co-axial double, la place manque sérieusement.
Les afficheurs jaune-orange sont ceux de OpenCockpits, ils sont recouverts par un morceau de plexi très fin de couleur jaune-orangé, leur luminosité est largement suffisante.
Le circuit imprimé des afficheurs est vissé sur deux entretoises, il peut se démonter par l'avant du bloc.
Les commutateurs rotatifs se démontent par l'arrière, les blocs eux-mêmes sont vissés sur le tableau de bord et facilement démontables.
La face avant est constituée d'une feuille de papier photo mat imprimée sur fond gris foncé, collée sur un morceau de "verre" organique, ou plexi anti-reflets de 65 x 65 mm. Chaque face avant est coupée en deux: la partie inférieure est fixée par les écrous des commutateurs rotatifs, la partie supérieure est fixée par deux vis de 2 mm.

Les différents éléments en cours de montage. Le commutateur rotatif 12 positions a été ensuite remplacé par des CTS288, bien plus agréables à utiliser et moins volumineux.



Les six blocs radios sur le tableau de bord

Le principal problème pratique avec ce type de radios est le nombre de fils pour les afficheurs, les encodeurs, et éventuellement leur poussoir incorporé. Sur un ensemble complet on compte 89 fils. Même en câble en nappe, il faut trouver la place de les passer derrière le tableau de bord, là où il y a un moniteur, ou au dessus des blocs, mais c'est alors trop visible, ou à travers le support du tableau de bord, sous le moniteur. Le moniteur central ne dépasse guère le niveau du milieu des radios inférieures, on peut donc passer les fils en dessous, c'est une assez bonne solution.

Cette difficulté a conduit certains constructeurs à adopter d'autres dispositions, tout en restant en conformité avec certains Beech 200 (la diversité est très grande en ce domaine, il semble que chaque propriétaire propose au constructeur sa propre solution...)

Par exemple, on trouve beaucoup de Beech 200 équipés du bloc radio RTU 4200 de Rockwell Collins. Avantage: ce RTU non seulement permet de commander toutes les radios, mais il remplace également le panneau EFIS destiné à commander l’affichage de l’EADI et de l’EHSI , et le groupe d’interrupteurs Audio Select. Le RTU permet par exemple de régler le TCAS, les infos VOR, APT, intersections, la hauteur de décision, l’affichage de la route enregistrée au GPS sur l’EHSI. Il se trouve que ce RTU est une des gauges faisant partie du groupe JetLine 2 ou 4 de RealityXP, cette solution est donc facile à mettre en oeuvre, RealityXP proposant en outre des équivalents clavier pour toutes les commandes.

Si cette solution vous intéresse, vous trouverez au chapitre Téléchargements un document complet sur le sujet, expliquant entre autres l'utilisation de FSUIPC pour l'envoi d'équivalents clavier. J'ai adopté un moment cette solution:

 

Comme on peut le voir, le nombre de fils est très limité. La profondeur est de 9 mm, à laquelle s'ajoutent les 5 mm de l'épaisseur du tableau de bord évidé en conséquence, et 4 mm de vide jusqu'au moniteur (qui a conservé son habillage en plastique), soit 18 mm au total: ni les poussoirs , ni l'encodeur ne risquent de toucher le moniteur.

J'ai finalement abandonné ce RTU, car la magie des afficheurs digitaux me manquait. Revenir aux 6 blocs radio des débuts de ce simu ? Il fallait innover un peu ... Comme le problème des 89 fils derrière le tableau de bord était toujours présent, j'ai fait une petite permutation: le pilote automatique, initialement sur le pedestal est passé sur le tableau de bord, au dessus du GPS (comme sur les Beech 200 ProLine 21), et les radios sont passées sur le pedestal. Plus de problème de fils, et ils arrivent directement sur les cartes électroniques placées au centre du tableau devant les manches. Enfin, pas tous, car ces radios mobilisent deux cartes Display IOCards , qu'il était beaucoup plus simple de fixer soit sous la platine des radios, soit sur un côté du pedestal. J'ai adopté la première disposition, les fils entre les radios et les displays sont très courts, et les plaques n'empêchent pas le rétro-éclairage des panneaux, par 25 LEDs à grand angle. Le modèle de ces radios est celui de Becker (merci à Jean Claude Pinardon pour les photos), et j'ai finalement supprimé la COM2. Par contre, chaque radio fait office de panneau Audio, il suffit de pousser l'encodeur pour sélectionner la radio à écouter, l'encodeur de droite de la NAV1 sert également à tester tous les afficheurs des 5 blocs, en leur faisant afficher des 8888.
Le transpondeur est très complet, puisqu'il affiche par défaut le code 1200, mais comporte une position pré-réglée pour le code VFR 7000 et deux modes d'émission : Charlie et StandBy utilisant les variables spéciales IVAO (idée de Pierre "Kelt 760") .

Le code SIOC est trop important pour être incorporé de façon digeste dans ce chapitre: il figure dans le document "mon code SIOC" des Téléchargements. Ce code pour les radios fait largement appel à des solutions de Manuel Velez et Nico Kaan.

La face avant de ce bloc radios mesure 285 mm, toute la longueur du pedestal, sur 120 mm de large, ce qui laisse la place pour loger la pressurisation et ultérieurement sans doute ... un FMC. Comme on le voit sur l'image ci-dessous, la même platine radio comporte également les commandes de l'EFIS .

 

Attention à la quantité de fils requis: il sort de cette platine radio 64 fils de câblage souples (51 blancs pour les entrées Master, 6 noirs pour les masses Master, 6 violets pour les sorties LEDs, 1 vert pour les masses LEDs ) et 59 fils en câble en nappe pour les Displays. Prévoir donc 100 m de fil blanc, 20 m de fil noir, 20 m de violet, 2 m de vert, 5 m de câble en nappe 40 conducteurs à découper en cordons de 4, 5 ou 7 conducteurs, environ 70 connecteurs mâles HE14 et 150 connecteurs femelles FH 100, plus deux cartes Display.
Le bloc radios est constitué d'un plexi de 4 mm avec faces avant imprimées pour rétro-éclairage, plexi supportant les 11 encodeurs CTS288, 2 commutateurs rotatifs 12 positions, 2 inverseurs, 6 poussoirs Digitast sans LED, et 6 Leds de 3 mm.
A 30 mm en dessous de cette platine est fixé un autre plexi de 4 mm supportant les 25 LEDs blanches à faisceau de 170° pour l'éclairage, enfin, à 30 mm derrière le plexi d'éclairage sont fixées les cartes Displays et les répartiteurs parallèles pour les 7 segments.

presque 100 m de fils
un bloc radios à 3 étages
les deux cartes Displays sont montées sur le bloc radios



la face avant
 

 


Une solution pour le 1 fixe et pour le point décimal.

En général, on alimente les deux segments formant le 1 fixe de toutes le fréquences , ainsi que le point séparant les entiers des décimales à partir d'une sortie Output de la carte Master. Solution lourde puisqu'elle oblige à isoler les segments ne servant pas par coupure de pistes du circuit imprimé, à mettre en place des fils supplémentaires, à trouver une solution pour que le 1 ait la même luminosité que les autres digits, etc... De solutions astucieuses ont été proposées pour multiplexer ces segments pour qu'ils s'allument au même rythme que les autres, qui parfois passent par un circuit intégré. Une autre solution, beaucoup plus simple, est de calculer la valeur à afficher sur 4 digits, mais de l'afficher sur 5. On a dit a juste titre qu'il fallait se méfier de ce genre de choses . En fait, ce qu'il ne faut pas faire c'est calculer une valeur sur 5 chiffres et l'afficher sur 4 digits, cela produit un décalage de tous les affichages, SIOC n'y comprend plus rien. Dans l'autre sens, si une valeur de 4 chiffres s'affiche sur 5 digits, le premier digit affiche en permanence 0 (ou le signe - si la variable peut être négative, voir la vitesse verticale)

Nous avons donc un zéro permanent, qu'il faut transformer en 1 permanent. On peut couper les broches inutiles de l'afficheur, sectionner des pistes du circuit imprimé, ou mettre un masque. Voir également le paragraphe sur la V/S. Le 0 restera toujours un 0, mais seuls les deux segments de droite seront visibles.

Même solution possible pour le point décimal, on affiche tous les points, sur chaque afficheur, et on masque les inutiles.

Autre possibilité, très différente, purement logicielle: on calcule la valeur sur 4 chiffres, et on lui ajoute 100. De ce fait 13.65 s'affiche 113.65 , affiché sur 5 digits.